Evictions – pleasing the masses and getting re-elected

Written by Secretariat on .

The spate of evictions which we witnessed all over Europe during the summer season (see statement by ERTF of 3 September 2015: http://www.ertf.org/index.php/8-news/250-evictions-unlimited) has not abated as winter sets in. The sufferings of women, children and sick people left out in the cold winter weather, the disruption of schooling and the resulting psychological trauma are no consideration for several mayors throughout Europe, whose main objective is to please the populace and get re-elected.

On 20 October, in the early hours of the morning the Turin police threw out the Roma inhabitants of a shanty town and demolished 12 of the barracks. 30 persons were left homeless in temperatures of 4 to 5 degrees centigrade. The demolition of this shanty town has been going on, little by little, for two years. 35 families – around a hundred individuals - are still living there but are threatened with the same fate in the next few days.Meanwhile 5 million euros intended for settling these Roma seem to have disappeared in the coffers of a number of associations responsible for managing their settlement.

We witness the same scenario in France where 40 million euros given by the European Commission for projects on Roma insertion were returned to the Commission for lack of projects or, to put it in simpler terms, for lack of interest and commitment on the part of the local or regional authorities. The President of the Ile de France has now had the courage take an initiative to manage the situation of 7124 Roms living in 132 shanty towns in his Region. He declared in all honesty “Seven thousand persons for a region like the Ile de France, which has a population of 12 million, is not an invasion, is not a problem to solve but a situation to manage, which is totally within our reach.”

No such initiative in Bulgaria where mayors are accelerating evictions to please voters in upcoming elections.In Garmen, in Bulgaria, the demolition of Roma homes goes on relentlessly. So far 10 families have lost their homes but 124 houses are earmarked for demolition. The mayor has shamelessly stated that she wants 16 more Roma homes demolished before the municipal elections on 25 October. Similar demolitions are taking place in Varna, Stara Zagora, Dupnitsa and Peshtera, all in the run-up to municipal elections. The principle followed by these mayors is not to improve the living conditions of the Roma and encourage social cohesion in their municipality but to play up to racists and ensure re-election.

The Deputy Prime Minister of the Czech Republic has recently had the courage to put in question this policy of following the wishes of the masses. In an interview to news server Romea cz, the Deputy Prime Minister said that on topics such as refugees and Roma “a responsible politician must also go against ‘the voice of the people.’” “Yes” he added, “there is a need to stand up to the majority irrespective of the fact that they are the voters. The truth cannot be voted against.”

That statement should be stuck on the door of every mayor and minister in every country in Europe.

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Expulsions – plaire au peuple pour être réélu

La recrudescence d’expulsions à laquelle nous avons assisté en Europe pendant l’été (voir la déclaration du FERV datant du 3 septembre 2015: http://www.ertf.org/index.php/8-news/250-evictions-unlimited) n’a pas ralenti maintenant que nous entrons dans l’hiver. Les souffrances des femmes, enfants et personnes vulnérables, abandonnés au froid hivernal, les scolarités interrompues and le traumatisme psychologique qu’elles entraînent n’entrent apparemment pas en considération de plusieurs maires d’Europe, dont l’objectif principal est de satisfaire la masse et d’être réélu.

Le 20 octobre 2015, dès les premières heures de la matinée, la police de Turin a mis dehors les habitants roms d’un bidonville et a démoli 12 des baraquements. 30 personnes se sont retrouvées sans domicile, par des températures allant de 4 à 5 degrés.
La démolition du bidonville avait commencé, petit à petit, il y a deux ans. 35 familles – environ 100 personnes – y vivent encore mais sont menacées du même sort dans les jours à venir. Pendant ce temps, cinq millions d’euros destinés à l’installation de ces Roms semblent avoir disparus des coffres de plusieurs associations chargées de gérer leur réimplantation.

Nous assistons au même scénario en France, où 40 millions d’euros provenant de la Commission européenne pour des projets sur l’insertion des Roms ont été renvoyés à la Commission pour cause de manque de projets, ou, en d’autres termes, à cause du manque d’intérêt et d’engagement de la part des autorités locales et régionales. Le Président de la région Île de France a enfin eu le courage de prendre des initiatives pour améliorer la situation de 7 124 Roms qui vivent dans 132 bidonvilles dans sa région. Ila déclaré en toute honnêteté « 7000 personnes pour une région comme Île de France, qui a une population de 12 millions, ce n’est pas une invasion, ce n’est pas un problème à régler mais une situation à gérer, qui est totalement dans nos cordes ».

Aucune initiative de ce genre en Bulgarie où les maires accélèrent les expulsions pour satisfaire les électeurs de ces prochaines élections. A Garmen, en Bulgarie, la démolition des maisons roms continuent sans répit. Jusque là, 10 familles ont perdu leur maison et 124 autres sont assignées pour la destruction. La maire a déclaré, sans honte, qu’elle voulait 16 maisons roms démolies en plus avant les élections du 25 octobre. Des destructions similaires ont lieu in Varna, Dupnitsa et Pesthera, dans la course aux élections municipales. Le principe que suivent ces maires n’est pas d’améliorer les conditions de vie des Roms ou d’encourager la cohésion sociale, mais de faire appel aux idées racistes pour assurer leur réélection.

Le Vice-Premier Ministre de la République Tchèque a récemment eu le courage de mettre en question cette politique de suivi des vœux de la masse. Dans une interview à la plateforme d’information Romea.cz, le Vice-Premier Ministre a dit que sur les sujets tels que les réfugiés et les Roms, « un homme politique responsable doit aussi savoir aller contre « la voix du peuple » ». « Oui », a-t-il ajouté, « il est nécessaire de s’opposer à la majorité quand bien même ce sont des électeurs. On ne peut pas voter contre la vérité ».

Cette déclaration devrait être collée sur la porte de chaque maire et ministre, de chaque pays d’Europe.